Modern Life Is Rubbish de BLUR

BLUR

Modern Life Is Rubbish Modern Life Is Rubbish (1993) ma note 

A la sempiternelle question si je suis plus "Beatles" que "Rolling Stone" et bien la réponse est sans contexte les "Beatles"! Il en va donc de même pour "Blur" (face à "Oasis)", et surtout pour leurs 3 premiers albums, dont "Modern Life is Rubbish" est à mes yeux (enfin, mes oreilles) le plus représentatif du groupe et de la britpop de l'époque.
Blur était dans cette mouvance pure "indie" vantée par les magazines NME, Melody Maker ou les Inrockuptibles, où tous les journalistes branchés de l'époque cherchaient en vain les dignes successeurs des Smiths, des Jams et des Cure. Entre Lush, Blur, Pulp, Suede et Oasis mon cœur hésitait, trouvant ces groupes trop factices et produits de toute pièce par leur maison de disque. Souvenez de l'arnaque des "Stone Roses", que les médias tentèrent en vain de nous vendre et que dépités, ils arrivèrent à nous revendre (avec brio) quelques années plus tard sous une autre forme: celle d'Oasis (même son, même sales gosses et même pompage). Enfin, bref, c'est avec le single "Popscene", précurseur de "Modern Life is rubbish" que j'ai été conquis, sans parler de tous ces morceaux bonus disponibles sur leurs premiers singles (format CD) qu'un pote fan m'a fait découvrir. Des morceaux comme les stupéfiants "Garden Central", "Bersek" ou "Badgeman Brown" ne pouvaient être le produit façonné d'une maison de disque mais bien la volonté d'un groupe qui sait s'aventurer dans différents univers sonores, et au-delà de l'archétype de la chanson pop de 3 minutes et 30 secondes!

Ce deuxième album de ces jeunes flous est donc un grand pas musicalement, Damon Albarn et ses sbires lèvent la tête et sortent de leur "Shoe-gaze" acidulé vers une pop psychédélique très variée. Il y a ce je-ne-sais-quoi de typiquement anglais, côté à la fois goguenard et intelligent, ù on ne sait pas si c'est de la pure prétentieux ou de la spontanéité enfantine. Graham Coxon revisite le son des Kinks (et The Jam) à merveille entre âpres guitares et refrains sucrés. Le groupe s'aventure dans des joutes improbables et théâtrales (Sunday Sunday, Intermission I&II).
Le groupe est à deux doigts de plonger corps et âmes dans les travers de "The Great Escape", ce côté "rock lyrique de chambre" avec ses mélodies faussement savantes, mais Fort heureusement, ils avaient tant à découvrir et à faire qu'ils survolent ces pièges, laissant la guitare au premier plan. "Parklife" sera également une réussite avec un équilibre entre synthés et guitares avant que les orchestrations synthétiques insupportables de "The Great Escape" prennent définitivement le dessus, album qui m'énerva tellement qu'à la question initiale entre Blur et Oasis, je ne sais plus quoi répondre.
Quoiqu'il en soit, l'album de la britpop des années 90!


Informations sur l'album:

  • La Track-list:
    1. For Tomorrow – 4:18
    2. Advert – 3:43
    3. Colin Zeal – 3:14
    4. Pressure on Julian – 3:30
    5. Star Shaped – 3:25
    6. Blue Jeans – 3:53
    7. Chemical World – 4:02
    8. Intermission – 2:27
    9. Sunday Sunday – 2:36
    10. Oily Water – 4:59
    11. Miss America – 5:34
    12. Villa Rosie – 3:54
    13. Coping – 3:23
    14. Turn It Up – 3:21
    15. Resigned – 5:13
    16. Commercial Break – 0:56
  • Line-up:
    • Chant et Claviers: Damon Albarn
    • Guitares: Graham Coxon
    • Basse: Alex James
    • Batterie: Dave Rowntree
  • Informations:
    • Sortie le: 10 mai 1993
    • Produit par: Stephen Street, Steve Lovell & John Smith
    • Sur le label: Parlophone
  • Genre: Indie
  • Site officiel: http://www.blur.co.uk/
  • Spotify : Modern Life Is Rubbish
  • Le meilleur titre: Intermission
  • Extrait en écoute:

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