6:33 - Deadly Scenes

6:33 - Deadly Scenes6:33 - Deadly Scenes ma note

Cela fait des semaines que j'essaye de vous présenter le le nouvel album de 6:33, et je n'y arrive pas. La faute est à leur album précédent "The Stench From The Swelling - A true story", qui est à mes yeux l'album de la décennie. Tout simplement! Alors comment accoucher d'un suite après un tel album? Et bien, je ne sais pas. Les 6:33 l'ont fait à leur manière, dans leur coin, bien décidé à continuer de faire des pieds de nez à l'industrie du disque et à tous ceux (comme moi) qui considèrent "The Stench.." comme un album parfait.

Je vous l'annonce de suite, j'ai le regret de vous annoncer que "Deadly scenes" n'est pas aussi bon que "The Stench.." et c'est tout à fait normal. Comment pourrait-il d'ailleurs l'être tant "The Stench" est énorme!?! De plus, il faut dire qu'Arno Strobl est reparti dans ses (excellents) délires et 6:33 a décidé de refaire du 6:33, comme à la première heure avec le bouillonnant "Orphan Of Good Manners".
C'est d'ailleurs le terme qui décrit le mieux le style de 6:33: bouillonnant! Leur style est une fusion magmatique de rock de toute origine, dans lequel on distingue un millier d'idées à la minute, des idées aux plus géniales aux sonorités les plus absurdes. On ne sait jamais quelle bulle de métal en fusion va nous sauter à la figure. Et c'est résolument ce que j'aime: être surpris par cette énergie créatrice.

"Deadly scenes" respecte toutefois un certain canevas sonore du fait que l'album tourne autour du concept des 7 péchés capitaux. Et nous avons donc cette trame de chants religieux qui va et qui vient sur chacun des morceaux. L'album est également un peu moins métal que ses prédécesseurs. C'est plus du Queen sous acide que du Faith No More sous crack.
Certains arrangements sont un peu m'as-tu-vu ou déjà entendu (surtout ceux avec le mélange des chants religieux) mais le plaisir est là. Le seul bémol tient dans la mauvaise production de l'album. Le problème en étant ses propres producteurs, c'est qu'il manque parfois ce détachement qu'il faut pour rendre les choses plus simples, ou apporter la touche qu'il manque. Là, c'est surtout au niveau du mix qu'il y a un (gros) manque. La voix de Rorschach reste trop en dedans. Elle ne se démarque pas. Tous les instruments sont mis au même niveau et cela sonne parfois comme un grand fourre-tout. C'est bien dommage car les compos sont bonnes, les délires grandguignolesques de Rorschach et de ses compères sont des bienfaits pour les oreilles, mais il manque une production professionnelle qui aurait pu en faire l'album de l'année!

Pour conclure, je note encore le très bon travail de Dehn Sora pour la pochette de l'album: l'idée de la poussette dans laquelle le couffin a le choix des péchés capitaux est excellente. C'est du 6:33 tout craché!

la track-list:

  1. Hellalujah
  2. Ego Fandango
  3. The Walking Fed
  4. I’m A Nerd
  5. Modus Operandi
  6. Black Widow
  7. Last Bullet For A Gold Rattle
  8. Lazy Boy
  9. Deadly Scenes

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