Cleopatrick au Bastille Sounds Festival

J'ai eu le plaisir de voir CLEOPATRICK en concert au Supersonic (paris 12ème), l'un des groupes les plus prometteurs du moment. Comme je l'ai déjà dit dans ma critique de leur dernier album (The Boys), j'ai un vrai coup de foudre pour eux: ce jeune duo canadien qui dégage une véritable authenticité et une énergie qui redonne sens au terme "Rock", tellement galvaudé de nos jours.
Je mourrais dinc d'envie de les voir sur scène et c'est chose faite grâce au Bastille Sounds Festival qui a eu lieu le week-end dernier sur Paris.

Cleopatrick, Luke & Ian
 

Le Bastille Sounds Festival à Paris

Les bars Supersonic et Pop-up du label, situés dans le quartier de Bastille ont créé un festival pour faire découvrir de jeunes artistes prometteurs, avec chaque soir sur 3 jours, 3 artistes qui jouent une petite demi-heure. Cette année, quelques belles affiches comme le groupe electro-industriel FANGCLUB, les electro-punk de BLACK FUTURES, les australiens psyché-kitsch de THE BABE RAINBOW et bien entendu mon coup de coeur le duo CLEOPATRICK.

N'étant pas disponible ce week-end, je n'ai vu que la soirée du lundi, avec ces 3 groupes:

  • la pop-rock garage de LUCIA
  • le rock de CLEOPATRICK
  • le pop psyché de THE BABE RAINBOW

En ce lundi 17 septembre, la salle était plutôt rempli par des anglo-saxons, à première pas mal de canadiennes et quelques australiens, facile à reconnaitre. Il faut dire que The Babe Rainbow était la tête d'affiche et leur look kitsch a de quoi faire venir le challand...

LUCIA

C'est le groupe écossais de LUCIA qui a entamé les festivités, avec comme influence principale un subtil mélange de LUSH, Sonic Youth et Courtney Love. Bref, un son déja entendu, pas très moderne mais bien exécuté. La voix de la chanteuse était un peu trop nonchalant à mon goût. Je n'ai pas trop aimé les intros des chansons alors que les fins étaient bien meilleures et captées le public. Il leur manque un peu d'expérience et enfin trouvé un son original, même si je l'avoue, le jeune public présent n'a aucune idée du son des 2 groupes précités. La set-list de LUCIA::

  • Cheap talk
  • Lose my Mind
  • Burn Heart
  • Pick me up
  • Summertime
  • When I think of You
  • What am I
  • Saturday is dead
  • Melted ice cream

CLEOPATRICK

Le deuxième groupe à suivre était donc mes chouchous, la raison pour laquelle j'avais fait le déplacement. Entamant par un nouveau morceau, CLEOPATRICK m'a pris à la gorge. Incisif, spontané mais un peu maladroit. Ian Fraser, le jeune battteur a perdu 2 fois de suite sa baguette droite, perdant un temps certain (voire même plus que ça la 2eme fois) pour la retrouver. Cela n'a pas empêché le fougueux chanteur-guitariste de continuer. Cette péripétie m'a rappelé l'une des 7 règles d'or de Bill Bruford (ancien batteur de Yes, Genesis et de King Crimson), à savoir d'avoir systématiquement derrière soi un autre jeu de baguettes au cas où on en perd/casse une!
Bref, pas décontenancé, j'ai adoré leur set: un sans faute et déjà mature malgré leur jeune âge. Faut dire, suis-je assez subjectif à leur égard, je n'en sais rien car je l'avoue: Je les ADORE tout simplement. Malgré leur set minuscule (30mn), ils ont assuré et tout donné, changeant même leur composition, ralentissant l'intro de The Depths en un splendide blues-rock, où innovant au niveau de la rythmique. Ces gamins ont de l'avenir, je vous le dis.
Pour finir, je tiens à vous raconter une petite anecdote bien amusante... Ce soir là, le nombre de quadra (ou +) dans la salle se comptait sur les doigts d'une main... Et devant mon enthousiasme pour le duo, une charmante jeune fille m'a demandé: "C'est votre fils qui chante? Car vous lui ressemblez pas mal..."
Ah mon dieu, VDM! Je pourrai en effet être son père! Mais bon, qu'est-ce que vous voulez, face à des jeunes aussi talentueux, j'aurais toujours 20 ans!

La set-list de cleopatrick:

  • Sanjake
  • Daphne did it
  • Hometown
  • Bernard Trigger
  • The Depths
  • Youth

The BABE RAINBOW

Bon, c'est après la prestation CLEOPATRICK que j'ai compris qu'une bonne partie du public était surtout là pour les austaliens de The babe Rainbow. Sans du tout les connaître, j'ai été tout d'abord agréablement surpris: un xylophone sur la scène, 5 micros, et un gars (au look crocodile Dundee) se faisant les doigts en faisant ses gammes sur tout son manche, comme si de rien n'était. Vint ensuite le chanteur, la digne progéniture de l'accouplement (physique et vestimentaire) d'Elton John avec l''une des chanteuses d'Abba, suivi de près de ses comparses au look décalé (mais pas autant).
Le premier morceau m'a bien capté, une splendide pop psychédélique, avec un côté kitsch assumé et amusant. Le deuxième était de la même veine, mais trop semblable, et ainsi de suite jusqu'au 4eme morceau où j'ai finalement abandonné. Ils jouent bien et ont un style (enfin, un look) mais bon, c'est comme le reggae, ils pourraient jouer des heures mais à mes yeux (et oreilles), cela reste la même platitude rythmique. Le guitariste (le + âgé, ou du moins, le + barbu) était impressionnant à la guitare, il a la technique, le son, mais bon, il lui manque le mood, et la spontanéité.
Je suis donc parti, laissant les bébés arc-en-ciel à leur public conquis. Pour rappel, c'était lundi soir avec une longue semaine à venir et un autre groupe à Xylophone m'attend samedi: LAZULI!

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