RIP David Bowie

Je suis devenu un fan de David Bowie sur le tard.
Effrayé dès mon plus jeune âge par la pochette de "Aladdin Sane", que ma grande sœur venait d'acheter (*), sur laquelle on voit un Bowie blafard, squelettique, androgyne et maquillé par un éclair rouge au travers du visage. J'ai eu du mal à accrocher au personnage. Quelques années plus tard, le clip retro-futuriste "Ashes to Ashes" me donna presqu'une aversion (je déteste les clowns) et pourtant musicalement, il y avait cette bizarrerie qui m'intriguait. Les années tubesques de "Let's Dance" ne m'aidèrent pas à l'apprécier d'avantage, par pure snobisme de ma part, je l'avoue.

Ce n'est qu'à la fin des années 80, en écoutant par hasard le somptueux "Hunky Dory", que j'ai commencé à aimer peu à peu les musiques de David Bowie, pour devenir en quelques années un inconditionnel, un fan pur et dure, à la recherche de lives, livres, articles, etc.


the looks of David Bowie

Le déclic a été donc "Hunky Dory", mais aussi Tin Machine, un putain de groupe de rock, où j'ai compris la passion de David Bowie de la musique sous toutes ses formes: folk, glam, métal, blues, funk, pop, reggae, soul, jazz, progressif, new-age, classique, industriel, free-jazz et même techno. David Bowie, cette icone protéiforme, s'est essayé à tout, en suivant les préceptes de William Burroughs, il s'est laissé tenté par tous les genres (au propre et au figuré!), en les maitrisant pour la plupart comme le témoigne ses 28 albums studios (**).

Son dernier album est de nouveau empreint d'une noirceur jazzy, qu'il avait à peine effleuré sur le classieux (et trop sous-estimé) "Black Tie White Noise", sa période soul/funk des années 70 et enfin "Outside", son album le plus avant-gardiste. Cet opus n'est pas facile d'accès mais les fans du Bowie musicien l'adoreront, les autres l'apprécieront.

Mes deux seuls regrets avec Bowie a été de rater 2 concerts de Bowie: celui de Tin machine à la locomotive (dire que j'y étais la veille) et le concert à l'Olympia sur la tournée de "Heathen" en 2002. Et musicalement, j'aurais tant donné pour qu'il fasse la suite attendue de 'Outside'.

Pour conclure, si je ne devais retenir qu'un seul album à recommander, je serai bien embêté, tant de styles ont été couverts et maîtrisés. Je ne vous propose donc pas un album, mais un témoignage d'un mini-live "pirate", semi-accoustique enregistré à la radio anglaise Radio 1 en janvier 1997. C'est à mes yeux (enfin oreilles) la meilleure prestation de Bowie, période où vocalement et musicalement, il était au sommet de son art.
Je vous invite donc à télécharger ce live, tant la qualité sonore et d'interprétation sont parfaites!

Encore merci Monsieur Bowie pour tous ces albums, tous ces moments magiques, et m'avoir fait découvrir tant de belles choses.

La track-list de ce mini-live

  1. The Man Who Sold The World
  2. Supermen
  3. Andy Warhol
  4. Repetition
  5. Lady Stardust
  6. Shopping For Girls
  7. Quicksand
  8. Aladin Sane
Enfin, si je devais ne retenir qu'un album par décennie, cela serait:
  • 1971 : Hunky Dory
  • 1980 : Scary Monsters (and Super Creeps)
  • 1995 : 1. Outside
  • 2002 : Heathen
  • 2016 : Blackstar

*: j'ai d'ailleurs attendu la réédition de 2013 pour enfin acheter "Aladdin Sane"
**: Chose amusante: certains vous diront 25, d'autres 27 et moi 28 en album studio. Je compte les 2 "Tin Machine" et j'ajoute également le "Buddha of Suburbia". Ce sont bien 3 albums studios de chanson inédites, composés et interprétés par Mister Bowie.

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