YES - Heaven and Earth

Avec plus de 45 ans de carrière, YES est de retour avec un nouvel album, sans doute l'album de trop...

YES - Heaven and EarthYES - Heaven and Earth ma note

Attention, je ne voudrais pas être méchant mais c'est plus fort que moi à l'écoute de cet album (de trop!?!). En effet, quand on s'appelle YES, qu'on a fait des albums aussi majestueux que "Close to the Edge"; "Awaken"; "Fragile" et même "90125", on s'attend à une certaine qualité, tant d'un point de vue technique que mélodique.
Mais bon, c'est le vingt-deuxième album studio de Yes sur plus de 45 ans de carrière. Nos papys sont fatigués et l'emprise de Chris Squire sur le groupe qui a choisi la facilité en d'évincant tous ceux qui rendent les choses compliquées et bien on se retrouve avec des compositions sans saveur, un truc tout mielleux, pas fini.

Après les soucis de santé de Jon Anderson (qui ont permis son évincement), c'est au tour de son remplaçant québécois David Benoit d'être viré pour cause de santé délicate. Le nouveau chanteur (et compositeur) est Jon Davison, ancien chanteur du groupe Glass Hammer. Vocalement, on y perd pas, mais on y gagne pas non plus car le nouveau Jon essaye de jouer sur le registre de l'ancien: il se confronte à la dure réalité que l'autre Jon est un chanteur à la voix exceptionnelle et que la comparaison restera toujours impartiale à son égard.
Musicalement, et bien comment dire... Le précédent album de Yes, "Fly From Here", paru en 2011, avait ce petit côté suranné touchant. C'était bien fait, il y avait la qualité mais cela sonnait démodé pour être vraiment pris au sérieux: c'était du Yes, du pur Yes et tout le monde était content. Là, avec ce "Heaven and Earth", on va bien au delà du suranné, on atteint le kitsch, le démodé, voire même le mauvais goût. Les 2 premiers morceaux passent bien mais rien de quoi raviver les grandes heures du YES. C'est surtout après que cela se gate: on dirait des chansonnettes faites au coin d'un feu mourant en pleine canicule. Cela se veut léger mais c'est lourd et très niais. Steve Howe rempli sa partition en mode Alzeihmer, ne sachant pas trop il doit (peut?) aller. Geoff Downes ne sait pas comment faire pour placer ses effets de claviers décapant sur des trucs aussi sirupeux. Il n'y a que Jon Davison qui réalise son rêve: être Jon à la place de Jon. Quand à Chris Squire, je crois qu'avec Alzeihmer il est revenu en plein "Summer of Love 69" à nous faire de belles mélodies à la "A time & a word"....
Pour couronner le tout, YES a laissé la main au grabataire Roy Thomas Baker (qui avait pourtant produit le cultissime "Night at the opera" de Queen), secondé par Billy Sherwood, le chouchou de Squire, mais dont la qualité discographique laisse vraiment à désirer.

Enfin bref, seuls les fans achèteront l'album, les autres l'écouteront et riront bien. Et pour conclure dans la méchanceté la plus primaire: cet album de YES, c'est du vieux fait par des vieux atteint d'Alzeihmer qui se croient toujours en plein "Summer of Love", à savoir il y a 45 ans de cela...
Comme dit le poète (Chateaubriand): La vieillesse est un naufrage...

La track-list

  1. Believe Again - 8:02
  2. The Game - 6:51
  3. Step Beyond - 5:34
  4. To Ascend - 4:43
  5. In a World of Our Own - 5:20
  6. Light of the Ages -7:41
  7. It Was All We Knew - 4:13
  8. Subway Walls - 9:03

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