The Crimson ProjecKt en concert en France

Avant l'éventuel retour sur scène de Robert Fripp fin 2014 avec une nouvelle bouture "calme" de King Crimson, il était déjà possible de revoir le Roi Pourpre de l'ère moderne (81/95) avec puisque Adrian Belew et Tony Levin (et Pat mastelotto) ont monté le projet "Crimson ProjecKt", combinaison des 2 trios "Stick Men" et du "Power Trio" d'Adrian Belew.
Effectuant 2 dates en France, dont une curieusement à Compiègne, avec de surcroit des places VIP à prix fort raisonnable!

J'ai donc craqué pour les places VIP et quel pied!
The Crimson ProjecKt

Compiègne en VIP - 11/03

Pour 100€, The Crimson ProjecKt proposait de venir participer au soundcheck et au concert, de discuter avec les membres du groupes autour d'un verre et de repartir avec un T-Shirt! Et à compiègne (moins de 80km de Paris!), c'était une occasion rêvée, d'autant plus que je pensais que nous serions pas autant qu'à Paris!

Et alors que je m'attendais à être parmi une dizaine de fans, je fût tout surpris de voir que nous étions que 3 et nous étions super heureux d'avoir ces légendes du rock rien qu'à nous. Même si Tony Levin s'est révélé être assez distant (dans son coin avec son PC) et Adrian Belew en véritable pro(moteur), ce fut une énorme fierté de discuter avec eux. C'est surtout avec Pat Mastelotto et Markus Reuter que nous avons discuté. Pat m'a même proposé d'aller derrière sa batterie pour la tester et j'ai répondu bêtement "non" (Ah quel con!).
Bref, près de 30 minutes de soundcheck (en fait, 3 fois 10 mn) avec quelques solos et tests, ce fût le pied total. Et j'ai été frappé de voir le professionnalisme jusqu'au boutiste de Tony Levin, exigeant que ses camardes refassent telle ou telle partie, sans que j'entende la fausse note ou le mauvais retour. Après avoir diné avec les 2 autres compères VIP (Jacky, alias inditimbre sur Youtube), nous sommes revenus à la salle, déjà bien remplie, mais finalement pas tant que ça. Inditimbre m'appris que la salle avait une bonne distribution car il y avait déjà vu Steve Hackett, Stanley Clarke et autres figures oldies du prog. Je vais devoir surveiller cette salle car à moins de 80 bornes de Paris, c'est un plaisir de voir si proche, en sans encombre de si bons musiciens.

Malgré une disposition acoustique de la salle qui sera à parfaire, le son était très bon, à part peut-être la voix en retrait, et Tony Levin qui se plaignait de son retour côté droit, j'étais en situation idéale pour savourer le concert; avec plus de 2H30 de concert, avec tous les 2 ou 3 morceaux, un changement de musiciens: de 2, 3, 4 et 6 musiciens. Les 2 batteurs avaient suffisemment d'espace pour se voir et s'entendre et ils nous ont fait un véritable récital de jeu alambiqué multi-rythmique (notamment sur le final dantesque de "Thela Hun Ginjeet"): Pat & Tobias ne cessait de se regarder et on sentait une très grande entre eux deux, bien plus perceptible qu'à l'époque du double-trio avec Bill Bruford. Faut dire qu'ils ont un jeu radicalement différent; Tobias ayant un jeu plus percutant que le style chaloupé de Pat.
Les Stick-Men eurent droit à une présence scénique un peu plus importante (par rapport au Power Trio d'Adrian Belew) et les 2 groupes terminèrent par 2 encores endiablés, qui restent de loin la meilleure préstation de la semaine.

Paris au Trabendo - 13/03

En arrivant à Porte de Pantin, au parking, je m'apprétais à ressortit ma vanne à Inditimbre en lui disant: "Heureusement que t'es là avec tes 55 balais pour baisser la moyenne d'âge du public", mais en fait non, tous ces vieux (en déambulateur, pour certains) allaient au Zénith pour voir André Rieu, ouf! Le public était plus jeune et plus aguerri que chez les picards. J'en profita pour aller discuter 2 des roadies pour savoir comment s'était passé le soundcheck sur une scène si étroite, et ils me rassurèrent, et que le son allait être très bon.
Mon erreur fut toutefois de motiver mon comparse de concert, rencontré 2 jours plus tôt, de rester proche de Markus (qui vint nous saluer), et d'être ainsi collé à ce satané ampli de retour de basse et grosse caisse de Pat Mastelotto. Cela nous a littéralement "soufflé les couilles", et au final, saturé nos vidéos, malgré la vue imprenable sur le jeu de Markus et de Tony.

Malgré une setlist à peu près similaire, le jeu était radicalement différent! "Sleepless" a été joué en slap par Tony alors qu'il avait utilisé les Funky Fingers à Compiègne (et fait le sounndcheck avec son Stick). "B'Boom" a également bien était écourté, car la promiscuité des 2 batteurs semblaient bien les gêner. Et je soupçonne même Pat d'avoir surjouer, évitant que Tobias s'impose (comme il l'avait fait à Compiègne). A vrai dire, je fus même déçu que Tobias ait du mal à suivre le jeu de Pat (la rythmique de Pat sur "Thela Hun Ginjeet" a tous simplement hallucinante et Tobias en est resté sans voix, à la fois admiratif et terriblement gêné de ne pouvoir se glisser dans le jeu de Pat). Pat fût également assez embêtait par le retour son qu'il avait. Bref, ce n'était pas la soirée des batteurs.

Par contre, Tony et Adrian s'en donnèrent à fond; même si Adrian s'amusa à nous ressortir ses notes de piano et de synthés avec sa guitare; son que je n'affectionne pas trop. Adrian était tellement heureux qu'il vint nous fredonnait un extrait de "In the Court of the Crimson King", et sa planta un peu lors de la montée de l'accord... Mais bon, tous les vieux de la salle était aux anges!
Pour ma part, j'en profita pour le focaliser sur le jeu de Tony et celui de Markus: le son de la Guitar Touch est assez impressionnant, et je regrette toutefois que le son de sa guitare ne soit pas assez fort. Au final, le concert de Paris était certes plus technique et plus abouti (comme ils l'avaient annoncé 2 jours plus tôt) mais je garde un meilleur souvenir du concert de Compiègne, pour tout d'abord l'extrême complicité entre les 2 batteurs, et d'autre part sur le son moins "saturé". Mais bon, là, je ne peux qu'en prendre qu'à moi pour voir choisi cette place!

Les set-lists (incomplètes et pas si ordonnée)

  1. Compiègne/Paris: Soundscape (MR)
  2. Compiègne/Paris: B’Boom
  3. Compiègne/Paris: THRAK
  4. Compiègne/Paris: Dinosaur
  5. Compiègne/Paris: Frame By Frame
  6. Compiègne/Paris: Sleepless (ABPT)
  7. Paris: B (ABPT)
  8. Compiègne/Paris: Neurotica (ABPT)
  9. Paris: ? (ABPT)
  10. Compiègne/Paris: Crack In The Sky (SM)
  11. Paris: Cusp (SM)
  12. Compiègne: ? (SM)
  13. Compiègne/Paris: Lark’s Tongues In Aspic Part II (SM & Adrian)
  14. Compiègne/Paris: Three Of A Perfect Pair (Adrian, Tony, Pat)
  15. Compiègne/Paris: Matte Kudasai (Adrian & Tony)
  16. Compiègne: Improvisation based on Open part 3(SM)
  17. Compiègne/Paris: VROOM VROOM (SM)
  18. Compiègne/Paris: Firebird Suite (SM)
  19. Paris: In the court excerpt (AB)
  20. Compiègne/Paris: E (ABPT)
  21. Compiègne/Paris: One Time
  22. Compiègne/Paris: Red
  23. Compiègne/Paris: Indiscipline
  24. Compiègne/Paris: Elephant Talk (encore#1)
  25. Compiègne/Paris: Thela Hun Ginjeet (encore#2)

Les liens

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://www.atoma.org/atopia-v3/index.php?trackback/556

Fil des commentaires de ce billet