Nine Inch Nails au Festival Rock en Seine

Rock en seine 2013Je ne suis pas un grand habitué des festivals de musique car je trouve cela frustrant que les artistes doivent jouer sur un temps imparti assez réduit ainsi que sur une scène avec un light-show minimum. Cela ne pousse pas les artistes de se lâcher à fond. Mais d'un autre côté, c'est un bon moyen de connaître d'autres artistes, qu'on ne serait jamais aller voir sur scène, et de voir ce qu'ils ont dans le ventre.

La programmation de ce samedi était assez hétéroclite, du fait qu'il y en avait pour les bobos, les rockers et hardeux, les électros et les midinettes pour Phoenix.

IN THE VALLEY BELOW

C'est une pop folk teinté de post-rock sans plus ni moins. Il y avait une guitoune à bière était juste à côté, j'en ai profité pour regarder et attendre mon tour (20 mn de file d'attente sur une pauvre petite serveuse pas trop douée).
Bon, j'aurais du aller voir le groupe espagnol "Hola A Todo El Mundo", tant pis... C'était trop tard, et incompréhension dans le planning du festival: qu'un seul groupe en scène (parmi les 4) durant la demi-heure suivante. C'est un peu dommage... Les organisteurs auraient pu faire en sorte qu'il y ait tout le temps 2 scènes actives tout le long de la journée!

Eugene MCGUINNESS

J'ai donc traversé tout le festival pour voir l'irlandais Eugene McGuinness, fils des kinks ou d'Elvis Costello, un rock suranné mais bien efficace. Bonne prestation, mais bon, rythmique et mélodie basique, un peu trop pop-rock mainstream à mon goût.

JC SATAN

Alors là, dommage que j'ai loupé les deux tiers de leur prestation, car j'ai bien aimé ce son noisy-pop. Un groupe à suivre, qui s'est bien donné sur scène.

La FEMME

Groupe à la mode avec leur tube "sur la planche", j'ai bien apprécié leur pop très "new-wave underground années 80" teinté d'electro. C'est bien décalé, mais bon, l'autre chose décalée était bel et bien le programme du festival: les BRMC ont commencé avec un bon quart d'heure d'avance...

BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB

Rock poisseux et lourd, mais pas assez vif pour être du Stone Rock, j'ai assez bien apprécié, sauf la partie rythmique, très basique et très limitée. La pauvre batteuse semblait s'être coincée une baguette de batterie dans son intimité et restait concentrée sur ses rythmes... Je ne sais pas ce qu'elle fait à ses 2 acolytes pour rester là, mais je comprends mieux pourquoi BRMC restent si peu connus... Ils ne sont pas près d'évoluer. Leur prestation n'était pourtant pas si mal, malgré 20 bonnes minutes assez plates pour finir en beauté avec 3 morceaux bien péchus.

NINE INCH NAILS

Je ne vous le cache pas: j'étais venu pour eux; même si j'étais quelque part assez sceptique. Je n'avais en effet pas trop aimé les 2 dernières prestations de NIN, où j'avais trouvé Trent Reznor trop énervé envers ses musicos (ou ses roadies). Là, Trent, avait bel et bien la rage, mais une putain de rage positive. L'ambiance était survoltée dans la foule, avec un mec marrant slam-divant à tout-va et nous narguant avec une plaque numérologique autour du coup sur lequel on pouvait lire "GIGPIG": un fan hardcore!
Pour ma part, cela faisait bien 15 ans que je ne m'étais pas retourné la tête comme cela, vociférant, sautant et pogotant (gentillement) avec tous les gars (et pas mal de filles) englués autour de moi. Putain que c'était bon de se défouler, dans une bonne ambiance et une putain de prestation de Trent Reznor, enfin en osmose avec son public.
J'ai d'ailleurs beaucoup aimé son mur de tempêtes de pixels distordus par ses mouvements, et cette apparente spontanéité sur les morceaux. Le light-show est bien celui de la tournée!

Au final, Trent Reznor joua encore une setlist bien différente de celles jouées ces derniers jours. Il nous joua des nouveaux morceaux calmes, nous permettant de reprendre notre souffle pour mieux se défoncer sur "Wish". Il conclut par 'Head like a hole" et comme rappel une version scandée de Hurt.
Nous avons terminé lessivé et heureux, et en repartant vers les autres scènes (et la sortie pour pas mal de fans), nous avons été surpris de voir tant de midinettes et jeunes titi parisiens affluaient pour voir leur groupe à eux: Phoenix.
Je peinais au travers des différentes boutiques pour me trouver un nouveau T-shirt de Nine Inch Nails, mais plus rien en vente... Bravo l'organisation!
J'ai ensuite erré vers le concert de Valérie JUNE, que je ne connaissais pas. J'ai trouvé sa voix était bien trop aiguë et nasillarde à mon gout, et après la fureur de Nine Inch Nails, j’abandonnai pour aller me désaltérer dans l'un des bars du festival, regardant la foule danser sur le DJ Vitalic. Mais bon, malgré le bon beat de Vitalic, j'avais tout donné et j'hésitais à aller voir PHOENIX... Au bout de 2 morceaux, horrifiés par cette horde de midinettes débarquant à peine dans le festival pour voir leurs idoles, je rentra donc chez moi, heureux et lessivé par le retour fracassant de Nine Inch Nails, et impatient de découvrir leur nouvel album.

Set-list:

  1. Somewhat Damaged
  2. The Beginning of the End
  3. Terrible Lie
  4. 1,000,000
  5. March of the Pigs
  6. Piggy
  7. Closer
  8. Gave Up
  9. Help Me I Am in Hell
  10. Me, I'm Not
  11. Find My Way
  12. The Way Out Is Through
  13. Wish
  14. Only
  15. The Hand That Feeds
  16. Head Like a Hole
  17. Hurt (en rappel)

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