Steven Wilson en concert au Trianon

J'avais volontairement raté la précédente tournée de Steve Wilson, sceptique sur la consistance et la cohérence de son répertoire solo, parfois trop calme pour être joué sur scène.
Il m'en fallait donc plus et la récente sortie de son nouvel album avait de quoi me ravir. Steven Wilson a enfin un répertoire consistent et passionnant!
Et mon Dieu que ce concert a été magique. Ce fût l'un des plus beaux concerts auquel j'ai eu droit d'assister!

Steven Wilson

En mettant en parenthèse Porcupine Tree, Steven Wilson s'est construit en 3 albums solos son univers propre, basé sur la nostalgie du grand rock progressif des années 70, allant de Yes au Mahavishnu Orchestra en passant par Pink Floyd, Genesis et King Crimson.
Steve Wilson s'est entouré du meilleur sur le marché: Nick Beggs, ancien bassiste de Kajagoogoo dans les années 80, mais qui a surtout était celui de Steve Hackett; Marco Minnemann, mis en avant par la reformation de UK (UKz), avec un style très démonstratif et omniprésent, et 2 perles moins connu: Adam Holzman, claviériste américain jazzy ayant joué avec les plus grands (Miles Davis, Petrucciani, Ray Wilson, etc.) et une fine lame anglaise à la guitare, Guthrie Govan, supplentant d'ailleurs Steven sur tous les solos.
Et il ne faut pas oublier Theo Travis ce genie de clarinettiste, qui apporte cette touche sonore si atypique et anachronique au son de Monsieur Porcupine Tree.
A vrai dire, j'ai été subjugué par la qualité musicale de ce concert. Ils sont au top de leur forme. Dans ma jeunesse, j'ai eu la chance de voir sur scène dans King Crimson, Yes, ELP, Genesis et Pink Floyd mais ces immenses musiciens avaient déjà leurs carrières derrière eux. Là, Steven Wilson et sa troupe sont au firmament de leur maitrise, créativité et spontanéité musicales. Jusqu'ici, je crois que je n'ai vu de tels musiciens tant en osmose dans une musique si intelligente et émotive.

Ils ont déroulé les morceaux de loin les plus intéressants de la discographie de Steven Wilson, sans laisser de place à des morceaux trop neurasthénique (du style des ses expériences No-Man ou Blackfield) mais uniquement aux morceaux calmes avec une véritable émotion.
Le morceau éponyme du dernier album (The Raven...) est sans doute le morceau qui m'a donné le plus grand frisson! Quelle émotion sur ce morceau, sur lequel Steve Wilson chante (sans jouer d'instruments) pour donner le maximum d'émotion dans sa voix. Ce morceau est d'une rare beauté, j'en ai réellement eu les larmes aux yeux.
Après coup, je regrette d'avoir loupé la tournée précédente, mais une chose est sûre, pour rien au monde, je louperai la prochaine!

Set-List du 8 mars au Trianon (75018; Paris)

  1. Luminol
  2. Drive Home
  3. The Pin Drop
  4. Postcard
  5. The Holy Drinker
  6. Deform to Form a Star
  7. The Watchmaker
  8. Index
  9. Insurgentes
  10. Harmony Korine
  11. No Part of Me
  12. Raider II
  13. The Raven That Refused to Sing
  14. Encore:
  15. Radioactive Toy (en rappel)

Vidéo:The Raven Video

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