L'enfant allemand de Camilla Lackberg

L'enfant allemandJ'avais lu l'été dernier les 4 premières enquêtes policières de Camilla Lackberg, et c'est tout naturellement que je continue avec ce cinquième épisode...
Mais quelque chose me dit que j'aurais dû attendre cet été pour lire ce livre.

Résumé:

Tandis qu'Erica Falk entreprend des recherches sur sa mère qu'elle regrette de ne pas avoir mieux connue et dont elle n'a jamais vraiment compris la froideur, Erica découvre, en fouillant son grenier, les carnets de son journal intime et, enveloppée dans une petite brassière maculée de sang, une ancienne médaille ornée d'une croix gammée. Pourquoi sa mère, qui avait laissé si peu de choses, avait-elle conservé un tel objet?
Voulant en savoir plus, elle entre en contact avec un vieux professeur d'histoire à la retraite. L'homme a un comportement bizarre et se montre élusif. Deux jours plus tard, il est sauvagement assassiné...

Ma note: ma note

Ma critique:
A la lecture de ce cinquième épisode, je me demande vraiment si durant l'été, si je suis vraiment laxiste envers certains écrivains... Là, aucun doute possible. C'est le premier livre de Camilla Lackberg que je lis en dehors de la période estivale, et je m'y suis fait chier. Ce livre m'a paru comme une plaie, un remplissage de pages où Camilla Lackberg s'amuse à nous faire perdre notre temps avec une intrigue qui me semble avoir déjà écrit une bonne dizaine de fois!

Il est toujours délicat pour un écrivain de mener une enquête au temps alors que l'intrigue est dans un lointain passé. Et pour mener une enquête 50 ans en arrière nécessite une bonne maitrise du temps, il faut s'appeler Ellroy ou Connelly. Toutefois, Camilla Lackberg utilise de bons stratagèmes en développant de nouveaux meurtres sur ce qui s'est passé. Mais bon, on devine dès les premières pages que le secret caché de sa mère a déjà vu le jour et gambade quelque part... L'auteur essaie désespérément de noyer le poisson et d'interesser son lecteur, avec de nombreuses pistes (foireuses). Son idée du suspense est de faire croire que le petit message laissé sur un bon de papier est la clé du mystère, pour en fait dévoiler 50 pages plus loin que c'est la course des provisions!
L'intrigue avance donc peu et ce n'est pas la vie conjuguale des héros et de leurs proches qui vont nous captiver.

Même si les personnages restent attachants et un peu moins caricaturaux, ils commencent par énerver par leur grande naïveté face à la vie. Tout d'abord il y a ces leçons philosophiques de comptoir sur comment bien éduquer un bébé et la béatitude du Patrick face à son enfant, et des devoirs de père qu'il découvre. C'est gentil comme réflexion mais j'ai vraiment eu l'impression de lire un roman de gare pour vieille fille. Alors que les personnages secondaires deviennent un peu moins cons (comme le fameux commissaire Mellberg qui tombe dans les bras d'un couple de lesbiennes avec bébé), je trouve que c'est désormais l'écrivain qui cherche à nous rendre chèvre, à nus faire brouter toutes ces pages...
Bref, j'ai été fort déçu par ce cinquième tome, et je me demande si je me mettrais au sixème...

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