Stéphane Guillon en liberté surveillée au théatre Dejazet

liberté surveillée Cela faisait pas mal de temps que j'étais allé voir un humouriste su scène. Là, avec ce fût l'occasion de recevoir un cadeau original et sympa, qui fait doublement plaisir: au moment de le recevoir, et surtout, au moment de le voir.
. Et attention là, depuis que notre cher président a déclaré que le travail de Stéphane Guillon est inadmissible, ce dernier se trouve bel et bien en liberté surveillée.
Fort heuresement qu'il n'a pas sa plume dans sa poche...

En avant la riposte!

Le nouveau spectacle de Stéphane Guillon est nettement plus théatrale, dans le plus pure tradition du One-man-show. En effet, à part une introduction et conclusion en forme de stand-up pour brocarder les politiques, les peoples et l'actualité, Stéphane Guillon incarne quelques personnages balayés par les problématiques du moment: politique (évidemment!), krach boursier, le prof d'histoire dans 20 ans, la politique carcérale, les jeunes vieux; mais aussi des situations plus insolites et métaphysiques: la naissance, la mort ainsi qu'une part introspectrive: son enfance pas malheureuse, sans heurts ni accrocs qui pourraient expliquer son cas de "méchancitude", euh, je veux dire son cas méchanceté aggravée envers Sarkozy, DSK, Parillaud et quelques autres...

Après une introduction assassine sur son dur métier de journaliste caustique, où il ne peut plus s'attaquer aux forts de ce monde comme Sarkozy, ou DSK, ni aux plus faibles d'ailleurs; Stéphane Guillon en remet une couche et prévient que peu de choses peuvent l'arrêter, malgré l'insistence de ses amis. Et c'est aux travers de ses personnages qu'il essaye de s'attaquer à autre choses que ses têtes de turcs favorités. C'est donc aux choses de la vie qu'il s'attaque. A mi-chemin entre les monty python et Woody Allen, Stéphane Guiillon développent un humour plus noir que ses simples tribunes radiophoniques. Son obsession pour la mort, la vie (pourquoi moi ici et pas dans la peau d'un autre) le travaillent et il en profite pour nous mettre mal à l'aise face à ses grandes questions, et ses remarques noires, cyniques, mais tellement justes..
Evidemment, Stéphane Guillon continue de décocher des phrases assassines envers nos politiques ou people: Anne Parillaud en prend pour son grade. Le sketch qui m'a plu le plus est certainement celui du banquier qui s'est fait "BMBM" (Bien Mettre par Bernard Madhoff!) et qui nous raconte ses semaines de galère avant que les grandes puissance de ce monde le remette à flot! Interprétation excellente. J'ai d'ailleurs été surpris qu'il joue aussi bien, alors que généralement, les comiques préfèrent toujours jouer des postures ou personnages caricaturiques pour pallier à leur jeu d'acteur restreint. Stéphane Guillon a pris là un risque plus conséquent, et tant mieux. Il nous démontre qu'il sait faire autre chose que de balancer sur le dos des autres.

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Commentaires

1. Le lundi 4 avril 2011, 19:29 par dissertation

Mais j'ai aimé son travail.

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