The Scarecrow de Michael Connelly

The Scarecrow de Michael Connelly

Michael Connelly revient avec ce livre sur l'un de ses personnages récurrents, le journaliste Jack McEvoy, celui qui nous avait tant fait palpiter il y a 12 ans de cela avec "The poet", le polar qui propulsa Michael Connelly comme le maitre actuel des romans policiers.

Résumé: Jack McEvoy, journaliste du Los Angeles Times, vit sa dernière enquête; il va être licencié dans 15 jours; pour raisons budgétaires,
Jack souhaite alors signer un dernier grand article, plus précisément sur le cas du jeune Alonzo Winslow, un jeune dealer de 16 ans, ayant apparemment fait ses aveux du meutre de l'une de ses clientes. Jack veut non seulement dévoiler que cet aveu ne tient pas debout et que le jeune black est en fait une victime de la société, coupable d'être noir, coupable de vivre dans un mauvais quartier.
Mais très vite, il se rend compte que la société n'est pas la seule cause de ce drame...

Ma note:
Remarque: lu en anglais

Ma critique:
Michael Connelly, qui écrit décidément bien vite (le dernier Harry Bosch devrait sortir en octobre 2009 - en anglais, of course), a le sens des affaires en changeant de personnages principaux à chaque livre, tout en continuant sa saga sur les bas fonds de la ville des anges. C'est donc ici au tour de Jack McEvoy, le journaliste qui avait découvert le fameux serial joker "The Poet" il y a déjà 12 ans de cela et plus d'une quinzaine de livres de l'auteur. Et avec ce journaliste, l'auteur s'amuse à amplifier ses références circulaires entre ses différentes oeuvres. Outre l'aspect "trunk murder", qui est le titre de l'un de ses livres, les références aux autres livres font légion. C'est d'ailleurs même amusant pour le fan de les retrouver ici et là: Harry Bosch bien sûr, mais aussi Mickey Haller, l'avocat à la Lincoln, et bien entendu Rachel Walling, qui revient dans ce polar.

Aux premières pages du livre, on retrouve le mal-être du journaliste Jack McEvoy, doublement désabusé par son métier. Il va en effet perdre son job et il doit coacher une jeune journaliste arriviste durant ses derniers jours de job. Alors qu'il enquête sur le meurtre d'un stripteaseuse, retrouvée morte dans le coffre d'une voiture, et dont tout semble désigner comme coupable un jeune dealer de 16 ans, il se voit entrainer dans une engrenage machiavélique.
Il découvre de suite qu'un serial killer est caché derrière ce meurtre, et celui d'un autre meurtre commis l'an passé dans d'apparentes circonstances. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que le tueur est au courant de sa découverte.

A partir de là, tout va très vite. On est d'ailleurs même surpris par tant d'accélération alors qu'on termine à peine le premier tiers du livre! La machination du tueur en série pour réduire au silence le journaliste est stupéfiante mais bien trop rapide à mon goût. En effet, au début du livre, on sent l'aspect blasé du journaliste, qui se fait vieux, et puis d'un coup, quand l'enquête s'accélère et devient sérieuse, on sent qu'il rajeunit très vite et qu'il retrouve ses 20 ans. J'aurais aimé que le journaliste galère plus longtemps pour sortir de ce pétrin, un peu à la manière de Douglas Kennedy. Mais Michael Connelly décide de faire débarquer sur un coup de tête l'agent spécial Rachel Walling du FBI, ancienne héroïne de l'auteur. C'est mon seul gros regret sur ce livre. Je pense que Michael Connelly aurait pû mettre en scène l'arrivée de Rachel Walling de manière moins cavaleresque, plus plausible. Mais enfin bon,c'est pour la romance, et comme il le prétend, il n'y a pas de balle perdue en amour...

Une fois que Rachel Walling entre en jeu, il s'agit alors plus d'un vrai jeu du chat et de la souris, mais à la différence est que chacun croit que l'autre est la proie. Pour le lecteur, le tueur est clairement identifié, et ses motivations aussi. Pour nos héros, c'est n'est pas tout à fait le cas et tous savent qu'ils se recherchent et qu'ils se trouveront rapidement. La deuxième partie du livre porte donc sur cette chasse particulière. C'est un peu un genre nouveau pour Michael Connelly même si par certains côtés, cela rappelle "Darling Lily". La fin est un peu moins palpitante car nous savons comment cela va se terminer; et même si le tueur est très machiavélique, je suis resté un peu sur ma faim sur cette fin trop téléphonée. J'aurais bien aimé que l'identité du tueur soit révélée le plus tard possible, et que l'on soit ainsi éconduit par les lumière trompeuses de la ville des anges, et de son épouvantail.

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