Sweetheart de Chelsea Cain

Sweetheart

Comme chaque été, un petit thriller à lire sans prétention qui se laisse lire tout seul.
Et c'est en plus la suite de l'un de mes polars de l'an passé.

Résumé: La découverte du corps d'une jeune femme replonge brutalement l'inspecteur Archie Sheridan dans le souvenir de son enquête, une dizaine d'années ans plus tôt, sur le premier meurtre de la redoutable tueuse en série Gretchen Lowell. Gretchen qui l'a kidnappé, torturé mais qui lui a laissé la vie sauve. Gretchen qui, même derrière les barreaux, continue d'exercer son étrange pouvoir sur lui.
Alors que son enquête se complique avec la mort du sénateur de la région, il apprend que Gretchen Lowell s'est évadée. Archie devrait trembler mais il reste serein. Il connait bien ses méthodes, gravées en lui pour toujours - sa poitrine porte la cicatrice en forme de coeur que Gretchen a dessinée avant de lui administrer une injection quasi-mortelle. A croire qu'au delà de la haine et de la mort, il y a l'amour.

Ma note:
Remarque: lu en anglais (Titre en français: "l'étreinte du mal")

Ma critique:

Avant toute chose, je rappelle qu'il est impératif d'avoir lu le premier livre de Chelsea Cain (Heartsick / Au coeur du mal) avant d'entamer celui-ci. En effet, nous voici donc avec la suite de l'histoire de l'inspecteur Archie Sheridan, hanté par la plus belle et la plus redoutable des tueuses en série, Gretchen Lowell. L'an passé j'avais bien apprécié son premier roman avec le côté décalé de ce thriller, même si le personnage de Gretchen Lowell est des plus improbables et à la limite du ridicule.

Mais bon, le style de Chelsea Cain est plaisant, c'est assez vif dans l'esprit et incisif par moment. Elle ne fait pas dans la surenchère de meurtres (Sa Gretchen en a assez fait comme cela avant!) et pourtant, elle arrive à emballer quelques chapitres de façon très cohérente et musclée. De plus, elle offre pas mal de dialogues, ce qui change assez des autres polars et thrillers; ainsi que des situations cocasses qui font que ce thriller est assez drôle par moment.
S'habituer à son style est au début déstabilisant mais en aucun cas énervant. L'auteur a ce don de rendre ses protagonistes proches de nous, avec une approche psychologique bien étudiée: Archie Sheridan avec son attirance perverse et autodestructrice pour sa serial-killeuse, Henry le copain flic qui fait tout pour son collègue se remette d'aplomb et qu'il oublie "sa belle"; et enfin Susan, la petite journaliste "adulescente" en quête de son scoop.

Ce deuxième roman, qui se déroule deux ou trois mois après le premier tome, suit deux histoires principales dans lequel la toile d'araignée de la tueuse vient se greffer. En tout premier lieu nous avons l'enquête de Susan, qui est à deux doigts de publier son scoop de détournement de mineur contre le sénateur de la ville (qu'elle était déjà en train de préparer dans le premier livre). Mais voilà que le sénateur meurt dans d'étranges circonstances, bloquant ainsi la parution de son article. En deuxième lieu, la découverte de cadavres dans le grand parc de la ville remet Archie Sheridan en selle, lui rappelant les souvenirs de sa belle meurtrière.
Les deux histoires semblent indépendantes jusqu'à ce que Susan trouve le lien: le premier cadavre retrouvée est sa témoin principale de son scoop: celle qui avait violée par le sénateur! Et voilà que la tueuse Gretchen se sauve après un subterfuge rocambolesque! Le roman part un peu alors dans tous les sens, avec un rythme très soutenu qui fait que vous ne décrocherez pas du lire sur le deuxième tiers du livre.

Évidemment, nous avons droit à la nouvelle confrontation entre l'inspecteur et sa croquemitaine. Chelsea Cain nous surprend et nous mène là où on ne l'attendait pas. C'est assez habile et assez osée. Mais à mon regret, elle ne va as jusqu'au bout, c'est un peu dommage mais cela sera avec grand plaisir que je découvrirai pour l'été prochain le troisième (et j'espère) dernier épisode de la saga Gretchen Lowell.

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