The Ambler Warning de Robert Ludlum

The Ambler Warning - Robert LudlumLu il y a quelques mois de cela, je n'avais pas eu le temps d'écrire la critique de ce livre. C'est chose faite!
Résumé: Parrish Island, petite île paisible au loin des côtes de Virginie... à quelques encablures de Langley, le QG de la CIA. Parrish Island : son musée local, sa faune, sa flore... et son centre psychiatrique top-secret, où végètent, drogués et torturés, d'anciens espions américains devenus fous. A moins qu'ils n'aient été enfermés là par leur propre gouvernement, parce qu'ils représentaient une menace... Hal Ambler est l'un de ces prisonniers. Une chose est sûre, c'est qu'il n'est pas fou. Mais pour le reste, mystère. Lui-même ne sait pas pourquoi il s'est retrouvé là, ni pourquoi, ni depuis combien de temps.
Hal Ambler parvient à s'évader et la mort aux trousses, se lance à la poursuite de lui-même: lorsqu'il se regarde dans la glace, il ne reconnait pas son propre visage... Mais il semblerait que 'Hal Ambler' n'existe pas. Personne ne le reconnaît, personne n'a jamais entendu parler de lui - et pourtant, tout le monde paraît déterminé à le supprimer. Pourquoi? C'est ce qu'il devra découvrir, au péril de sa vie - et de celle de tous ceux qui s'approchent de lui.
Ma note:
Remarque: lu en anglais

Ma critique: Je n'avais jamais lu de Robert Ludlum, et avant que ce dernier ne passe l'arme à gauche (il se fait vieux, le bigre), je me suis dit que c'était le moment ou jamais avec l'un de ces dernières oeuvres.
Et bien malheureusement, il devrait profiter de sa retraite au lieu de nous pondre des erstaz "Jason Bourne". En effet, cela a l'intrigue d'un Jason Bourne, cela en a l'odeur, mais pas la saveur. Même si les 50 premières pages sont très bien écrites et menées, on comprend vite que la quête d'Hal Ambler sera une course à l'échalote sans fin, avec des rebondissements sans queue ni tête. Et Robert Ludlum est spécialiste pour noyer le poisson comme il faut. A un moment donnée, on se retrouve comme le héros du livre, à ne plus savoir où on est et qui sont les ennemis, les ennemis des ennemis et donc les gentils. Cela en devient même un peu grotesque, mais sans trop de faute de goût fort heureusement.
Quoiqu'il en soit, même si l'aspect Dan Brown avec un rebondissement toutes les 2 pages est énervant, cette folle course-poursuite reste intéressante du fait des enjeux économiques et politiques sur lesquels Robert Ludlum basent l'intrigue final. C'est un point de vue intéressant, celui de savoir si les USA préfèrent vraiment la paix et la démocratie dans le monde, au détriment de place de première puissance mondiale. Toutefois, comme le vieil auteur n'a plus le cerveau de sa jeunesse, j'ai trouvé cela finalement fort compliqué pour pas grand chose, trop théâtral pour un être un vrai thriller d'espionnage.

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