Ma playlist du mois d'Octobre, part 2

L'automne s'annonce bien au niveau musical. Que du bonheur, et en plus y'en a pour tous les goûts! Je vous propose donc du Kaiser Chiefs, du Electric 6, une nouveauté française nommée "Demians" et enfin le retour surprenant d'un dinosaure du rock en grande forme: Judas Priest.
   

Demians - Building An Empire

Voici la surprise française de cette rentrée, qui va certainement faire plus de bruit à l'étranger qu'ici; vu que personne n'est prophête en son pays, surtout quand il s'agit de musique progressive. Demians est en fait le projet d'un seul homme: Nicolas Chapel, chanteur, compositeur et multi-instrumentistes. Et malgré cette lourde tâche pour un premier album, on est frappé par la maturité de cet album...
Certaines mauvaises langues vont trouver Demians comme un "Porcupine Tree" et cette critique est, je dois l'admettre, justifiée. Mais bon, c'est un peu normal, Steve Wilson l'a un peu aidé, et ce dernier ne tarit pas d'éloge sur « Building an empire » : "il s'agit de l'un des premiers albums les plus accomplis qu'il m'a été donné d'entendre".
Et je fais de même que Steve Wilson, "Building An Empire" de Demians est un premier album ambitieux et réussi, que je recommande très vivement.

La track-list:
  1. The Perfect Symmetry - 09:19
  2. Shine - 03:17
  3. Sapphire - 07:17
  4. Naive - 04:54
  5. Unspoken - 05:59
  6. Temple - 03:04
  7. Empire - 06:32
  8. Sand - 16:09
  9. Earth (ltd edition bonus track) - 08:49

Quelques liens:

Judas Priest - Nostradamus

J'en discutais en début de mois sur ce même blog que le dernier album des vieux hardeux de Judas priest méritait que l'on s'y attarde plus. Et c'est ce que j'ai fait. Qui aurait pu croire que Rob Halford et sa troupe de vétérans allait remettre les couverts, et ce de de la plus belle des façons: avec un concept album tel qu'on en fait plus depuis belle lurette.
En fait, c'est grâce à un gamer d'IdemFoot (Derek Auré) qui m'a suggéré l'écoute, du fait que ce Judas priest sortait réellement de l'ordinaire. Et en effet, ce Nostradamus est momumental et il n'est en rien un album typique du Judas Priest que nous avons pu connaître dans le passé.
Concept album basé sur la vie du devin Nostradamus, Judas Priest renoue avec la grandiloquence musicale de la fin des années 70, mais avec un son du XXième siécle. En fait, sur ce un double album, ils revisitent tout ce qui a été fait en matière d'orchestration dans le rock ces dernières 40 années, du Space opéra au rock symphonique, en passant par rock gothique (voire doom) et le métal progressif. Sombres, épiques et fort mélodiques, les éléments symphoniques (claviers, violons et guitares synthés) font partie intégrante de ce double album, et les ambiances calmes qui en découlent apportent une aura envoutante et mystérieuse, permettant de nous laisser un peu de répits entre les morceaux rock.
De plus, Rob Halford déroule la puissance de sa voix comme rarement il a eu occasion de le faire. Sa voix possède l'âge et l'expérience nécessaire à incarner l'étrangeté du personnage de Nostradamus. J'irai même jusqu'à dire qu'il en devient possédé. Ses intonations maléfiques, et les quelques refrains en italien et latin nous envoutent littéralement, et même sur les morceaux plus calmes, le charme opére.
En définitive, alors que le Métal Opéra se mordait la queue avec Avantasia, Ayreon et toute la clique, Judas Priest ne vient pas de ré-écrire les bases de l'Opéra Rock du XXIème siècle, cela serait un peu trop prétentieux, mais vient de dépoussiérer un style qui en avait bien besoin!

La track-list:
  • Act 1
    1. Dawn of Creation – 2:31
    2. Prophecy – 5:26
    3. Awakening – 0:52
    4. Revelations – 7:05
    5. The Four Horsemen – 1:35
    6. War – 5:04
    7. Sands of Time – 2:36
    8. Pestilence and Plague – 5:08
    9. Death – 7:33
    10. Peace – 2:21
    11. Conquest – 4:42
    12. Lost Love – 4:28
    13. Persecution – 6:34
  • Act 2
    1. Solitude – 1:22
    2. Exiled – 6:32
    3. Alone – 7:50
    4. Shadows in the Flame – 1:10
    5. Visions – 5:28
    6. Hope – 2:09
    7. New Beginnings – 4:56
    8. Calm Before the Storm – 2:05
    9. Nostradamus – 6:46
    10. Future of Mankind – 8:29

Quelques liens:

Electric 6 - Flashy

Depuis leur premier album tonitruant (avec les célèbres tubes déjantés "Danger!Danger! (High voltage)" et "Dance Commander", je n'avais plus entendu parlé d'Electric Six (prononcez Electric Sex). En effet, les facéties de Dick Valentine (alias Tyler Spencer) ont eu raison plusieurs fois du line-up et maintenant qu'il est le seul membre original de la formation, ce nouvel album sonne comme le souhaite le chanteur déjanté. Et ce nouvel album fait un bien fou, même si musicalement, cela n'a pas avancé d'un ïota par rapport au premier album, à savoir cette furieuse envie folle de vouloir mélanger les grosses guitares au son des dancefloors.
D'ailleurs, ce n'est d'ailleurs pas étonnant que 5 ans après, Electric 6 donne une suite au morceau "Gay bar" avec "Gay bar part 2". Les paroles restent politiquement incorrect, avec leur machisme primaire et cette manie pyromaniaque d'user les termes de "fire", "desire" et "nuclear war".
Le son de flashy est orgiaque, à faire danser les ours, et à vous foutre une pêche d'enfer. Les âmes sensibles risquent toutefois de frôler l'overdose assez rapidement car les Electric 6 font raremet dans la demi-mesure: la profusion sonore est leur crédo. Cela ressemble parfois à une véritable orgie sonore dans lesquels les riffs déflorent à tour de bras les cuivres, sous des tonnes de litres de claviers détrempés.
En tous les cas, moi, j'adore, cela défoule et repose l'esprit, quitte à en devenir aussi cons que leurs paroles.
le seul bémol dans tout cela, c'est qu'il faut soit acheter l'album via iTunes, soit en import, car il n'est point distribué en France; une fois de plus.
La track-list:
  1. Gay Bar Part Two
  2. Formula 409
  3. We Were Witchy Witchy White Women
  4. Dirty Ball
  5. Lovers Beware
  6. Your Heat is Rising
  7. Face Cuts
  8. Heavy Woman
  9. Flashy Man
  10. Watching Evil Empires Fall Apart
  11. Graphic Designer
  12. Transatlantic Flight
  13. Making Progress

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Kaiser Chiefs - Off With Their Heads

J'ai toujours bien aimé Kaiser Chiefs, c'est un groupe de pure souche pop anglaise que j'aime tant, avec ce côté diléttant et entêtant, un peu comme le fût Madness. Le visage poupon du chanteur me fait marrer et ses "Nannanana" m'enchantent, alors que généralement, je trouve que c'est le signe d'une pauvreté musicale... Mais là, non, je suis charmé: ces onomatopés sont bien placés et s'inscrivent dans un style d'hymne de supporters, de gentlemen hooligans... Par ailleurs, même si le premier album abusait de ce genre d'onomatopés, les KC sont devenus plus mature, même si leur musique reste d'une très grande fraicheur et très spontanée. Sur cet album, les chansons sont un peu moins rentre-dedans. Seul 3 morceaux sont ignes de faire des tubes, à savoir le single actuel 'never miss a beat' avec le très bon jeu de mot 'it's cool (school) to know nothing. Ce morceau est d'ailleur bien partis pour être mon mon single de l'année. Les 2 autres morceaux qui sortent du lot sont "You Want History" et "Half The Truth". Le reste de l'labum est bon, mais comme le deuxième, on reste un peu sur sa faim, même si là, on découvre les Kaiser Chiefs dans différents styles.

La track-list:
  1. Spanish Metal
  2. Never Miss A Beat
  3. Like It Too Much
  4. You Want History
  5. Can't Say What I Mean
  6. Good Days Bad Days
  7. Tomato In The Rain
  8. Half The Truth
  9. Always Happens Like That
  10. Addicted To Drugs
  11. Remember You're A Girl

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