Ma playlist du mois d'Avril

Comme tous les ans, c'est le mois d'Avril (et le printemps) qui marque réellement le renouveau annuel de la musique, avec une floppée de nouvelles sorties. Pour ce début de mois, c'est 2 dinosaures qui refont surface: d'une part les pétillants surliftés B 52's, et d'autre part, mon péché mignon de l'album tel que je l'attendais depuis 25 ans: le nouvel album de Van Der Graaf Generator; ainsi qu'un troisième groupe que l'on croyait perdu: Treponem Pal. Et c'est fou comme ces 3 albums ont quelque chose en commun: on dirait 3 albums de l'époque relifté à la mode actuelle.
  

Van Der Graaf Generator - Trisector

Comment expliquer la musique de Van Der Graaf Generator???? Difficile, voire impossible!
Il y a 3 ans, ils se sont reformés, donnant un album assez décevant à ce que nous pouvions attendre. D'un côté, il y avait le calme, où l'on sentait que le poids des âges se faisaient sentir, et de l'autre côté, sur le disque 2, leurs démos et improvisations, on ressentait la rage incontrôlée qu'ils savaient pourtant s'y bien maintenir 3 décennies plus tôt.
Là, ce "Trisector", allusion au nouveau trio forme suite à la non participation de David Jackson, est à l'image d'albums comme "GodBluff" ou "Still". A savoir un album aux compositions indescriptibles (entre psy, prog et tribal) avec un son venant d'ailleurs, mais un son d'aujourd'hui (quoique..), de quoi bluffer les plus grands de ce monde.
Peter Hammill et sa voix d'écorché vif est enfin de retour. Que du bonheur!

La track-list:
  1. The Hurlyburly
  2. Interference Patterns
  3. The Final Reel
  4. Lifetime
  5. Drop Dead
  6. Only in a Whisper
  7. All That Before
  8. Over the Hill
  9. (We Are) Not Here

Quelques liens:

The B 52's - Funplex

Après Supergrass le mois dernier, voici l'album vivifiant et tonifiant que j'attendais depuis des lustres. Le retour de nos américains désaxés (et de leur choucroute capillaires légendaires) est une sacré surprise, 15 ans après leur décevant album "love shack" (ou seul le single valait le coup!). Re-liftées au maximum (il suffit de voir les 2 chanteuses juvéniles quinquagénaires, qui semblent prête à exploser à la moindre torsion non prévue), elle incarnent aujourd'hui ce qu'elles ont toujours voulu être: des "Pas nettes Claires" venues de l'espace (et du futur) s'incrustant dans nos soirées et nos dancefloor.
Je trouve que le côté décalé et anachronique de leur musique est encore plus marqué; et plus savoureux, certainement du fait qu'avec l'âge, nous autres fans, on comprend l'ironie de la situation: celui de devenir en passe d'être de vieux croutons et jouer aux jeunots.
Musicalement, cet album n'est pas parfait mais il est impeccablement produit et on ressent que les membres du groupe ont pris d'une part un grand plaisir à l'enregistrer, et à jouer avec les gros sons "dance" de nos temps modernes, et d'autre part, un sentiment de fierté de nous montrer qu'ils sont toujours jeunes et bien plus créatifs que bon nombre de jeunes groupes d'aujourd'hui. Même si quelques intros de guitares et quelques couplets sonnent comme du déjà entendu, que le chanteur abuse parfois de son phrasé syncopé légendaire, et que les chœurs de nos belles d'un autre âge font sourires; on prend un putain de plaisir à l'écoute de cet album. Et comme ils disent dans 2 de leurs chansons: "I'm not here to rehash the past" et un peu plus loin, leur nouveau crédo: "Keep doing what we're doing coz it's what we like".
Oui, c'est cà: Keep doing what you're doing coz' it's what we like!.

Track-list:
  1. Pump
  2. Hot corner
  3. Ultraviolet
  4. Juliet of spirits
  5. Funplex
  6. Eyes wide open
  7. Love in the year 3000
  8. Deviant ingredient
  9. Too much to think about
  10. Dancing now
  11. Keep this party going

Quelques liens:

Treponem Pal - weird machine

Dix ans après la séparation du groupe suite au départ du chanteur Marco Neves, Treponem Pal est de retour. Pionner du mouvement industriel en basant sa force de frappe sur le rythmes "dub" issues du reggae, Treponem Pal ne change pas d'un ïota sa façon de concevoir sa musique, à ceci près que la technologie permet d'apporter une ampleur que les anciens albums manquaient. Ils se sont adaptés aux exigences de production modernes et nous pondent ici un album léché, où la lourdeur des guitares n'est là que pour souligner la qualité des arrangements électro et le rythme pachydermique hérité du dub.
Les fans de rock industriel (tendance technoïde) vont donc adorer, même si on regrettera que peu de morceaux s'enflamment et ne s'élèvent vers d'autres sonorités.
Enfin, pour terminer par une petite anecdote bien triste (expliquant pourquoi l'album n'est pas si explosif), l'album est dédié à Raven, le bassiste légendaire de Killing Joke (et de Ministry) qui est mort en plein milieu des sessions d'enregistrements pour Treponem Pal.
Rest In Peace, Raven....
La track-list:
  1. Dirty dance
  2. Planet crash
  3. Unclean
  4. Hardcore massive soldier
  5. The mad box
  6. Sonic life
  7. Freak machine
  8. Human attack
  9. Evil angel
  10. One more time
  11. Never give up
  12. Revolutionist (bonus)
  13. Religion (bonus)
  14. Manimal (bonus)

Quelques liens: