Cheers Mister Blair!


On peut féliciter Tony Blair de ses résultats politiques et surtout économique en Angleterre. Voilà un homme qui a su renverser le carcan "dogmatique" de son parti et de travailler non pas pour lui ou son parti, mais pour son pays. La preuve en est, il s'en va au bout de 10 années de croissance non-stop, au plein emploi retrouvé et la confiance redonnée à toute la perfide albion.
Homme de gauche ayant le coeur à droite, c'est sûr, un tel personnage n'aurait jamais pu exister dans notre microcosme politique...

Dès le début, Tony Blair annonca son intention de changer la charte du parti qui datait de 1918 en enlevant les clauses "typiquement socialistes" comme la mise en commun des moyens de production et résuma le nouveau visage du parti par l'expression "New Labour", ce qui a provoqué un grand émoi chez nos gauchistes gaulois et la plus grande méfiance envers sa politique. Pourtant, en étant homme de gauche et appliquant une politique de droite, il a su emmener tous les politiciens de son pays dans la même direction, vers le même objectif, celui de rendre meilleur la vie en Angleterre. Et ceux qui ont connu la vie en Angleterre des années 80, début 90, savent que c'était un défi difficilement concevable.
Certes, son constat peut être critiqué sur le plan social, où les inégalités perdurent, mais dites-moi, dans quel pays ont-elles été éradiqués, si ce n'est en Utopie? On peut également le critiquer sur ses amitiés avec de grands groupes financiers ou bien son approche de petit toutou envers son oncle américain. C'est sûr qu'en politique extérieur, il n'a pas été très bon.
Mais quoiqu'il en soit, on peut le remercier de nous avoir montré la voie qu'un pays peut être redressé en moins de 10 ans en y mettant tous du sien; et que l'aspect pragmatique est plus efficace que la position idéologique. C'est simple, le défi est d'abord économique, car quand l'argent "ça vient, ça va". Et après, vous avez l'argent nécessaire pour s'attaquer aux problèmes sociaux et de santé.

La question qu'on peut se poser est de savoir si on peut appliquer ce succès en France?
J'en doutais, car nous avions sous la Chiraquie la Droite et la Gauche les plus connes du Monde. Mais avec la fin de Chirac (Chirac en prison!!!) et certainement la fin des éléphants (Allez Ségolène encore un effort!), et les efforts d'ouvertures de Sarkozy, il ne nous reste plus qu'à s'attaquer au syndicalisme le plus con du monde; le syndicalisme français. (et là, c'est pas gagné...).
Et peut-être, enfin, nous vivrons en pleine croissance...