Playlist d'Avril 2007 - Part 1

Comme annoncé il y a quelques jours, ce printemps s'annonce chaud en sortie. J'ai donc déjà acquis ces nouveautés que j'attendais de manière assez impatiente: les No One Is Innocent, Waltari et Prohom. En avant les critiques!!!
 

Waltari - Release date

Amis écolos, si vous cherchez un responsable du réchauffement de la planète Terre et surtout de la fonte des icebergs, dites vous que Waltari y est pour beaucoup! En effet, cela fait 2 décennies qu'ils font danser les ours polaires et une bonne partie des habitants de Finlande, et sans eux, on peut être certains que des groupes comme NightWish, Children of Bodom, Apocalytptica et Lordi n'auraient jamais vu le jour. Perçus comme les grands frères de la scène métal finlandaise, Waltari s'est essayé à tous les styles musicaux et leur prédilection est justement dans la fusion de tous ces genres: mettre des big beats techno sur des riffs de heavy-métal, et des choeurs de musique traditionnel finlandaise en même temps ne leur fait pas peur, je dirai même plus, ils adorent ça!
Alors que leur précédent album ("Blood Sample") avait été une recherche laborantine des différents styles musicaux de la nation européenne, ce nouvel album est bien plus rock et spontané, avec même une approche progressive dans l'énorme coeur de ce nouvel opus "CityShamaani", morceau de plus de 36 minutes.
Que les fans de prog ne s'emballent pas toutefois! Waltari, c'est surtout une musique exubérante, une fusion protéiforme de métal et de bidouilles technoïdes. Et d'ailleurs, il faut attendre les 5 dernières minutes de cette demi-heure orgasmique pour y coller l'étiquette de rock/métal "progressif".
Vu que cet album est plus spontané, il est aussi beaucoup plus jouissif. On revient même à la force dévastatrice de leur "Big Bang" (1995) (voir ici). Une grosse guitare comme l'intro de "Wish I could Heal" vous fera sauter de joie. D'un autre côté, cette spontanéité est plus préjudiciable à la voix du chanteur charismatique de Waltari. Un mixage plus accrue de sa voix aurait été bienvenue mais on peut parier qu'ils ont préféré cette fraicheur de jouer ensemble, comme en live, pour nous en mettre plein la gueule. Bref, avec un album comme cela, la banquise va continuer à fondre... je le crains.

No One Is Innocent - Gazoline

J'étais avide de découvrir ce nouvel album, d'autant plus que le single, sorte d'écho temporel de 5 ans au morceau "Ou étions-nous?", m'avait donné l'eau à la bouche. Mais à vrai dire, malgré plusieurs écoute de l'album, je regrette un peu mon achat car c'est un album bâclé, sorti trop tôt trop vite avec l'objectif d'avoir son mot à dire sur les ondes pendant les élections.
Ce "Gazoline" n'a pas l'explosivité du précédent album, et la seule teneur en matière inflammable reste les textes de Kémar, le chanteur-compositeur de No One, qui est devenu avec le temps (et le départ des musiciens d'origine) "No One" à lui tout seul.
Et c'est bien là que le bas blesse, ce nouvel album ressemble plus à une démo, avec des jeux simplistes des partitions de guitares et de batteries. Je regrette l'absence de clavier, programmation ou bidouilles électro qui faisaient merveille sur le précédent album studio. Là, la guitare est, soyons méchant, pitoyable! le guitariste ne semble qu'un interprète, et non un compositeur, ou au moins arrangeur. Il semble perdu entre le choix cornélien de placer un riff de guitare rythmique, de la guitare folk ou bien placer son solo.
Reste la plume et le phrasé de Kémar que j'adore, mais cela ne sauve pas la qualité de l'ensemble. Je suis si déçu que je me demande même;si je vais aller les voir en concert, quand bien même que No One en concert, c'est une tuerie!!!
Et vivement le prochain album et que Kémar trouve enfin des bons musiciens pour l'épauler dans l'écriture de ses morceaux...