Droit au logement... les politiques en ont-il que dalle?

Le droit au logement, cela existe depuis 1982 dans la loi Quilliot sur les rapports locatifs, et ce texte a même été reconnu comme un objectif de "valeur constitutionnelle". Mais force est de constater que c'est une belle utopie qu'aucun politique n'a voulu mettre en place (de gauche comme de droite).
Mais pourquoi donc auhjourd'hui... Les enfants de Don Quichette, qui se battent contre les moulins à vent (belle image de nos politiques!) arriveraient à leurs fins?!?

Malgré l'annonce de la libération de plus de 25000 logements d'urgence, ils n'y arriveront pas, c'est sûr. C'est un combat perdu d'avance car le gouvernement actuel sait pertinement une chose: le programme de l'assemblée est déjà surchargé et que le texte sur le droit opposable au logement a peu de chance d'aboutir concrêtement d'ici le 22 février. Le texte sera alors toqué pour les prochaines séances au printemps prochain, quand il fera plus beau (donc moins de risque d'avoir sur la conscience médiatique la mort d'un SDF), et quand nous serons tous hypnotisés à scruter les sondages pour savoir qui va décrocher l'élysée...

Par ailleurs, j'aimerai revenir aux évènements de Novembre 2005 avec les incendies dans les banlieues. Nos politiques, soucieux et consternés par cette mini-révolte avaient tous déclarés à l'époque: "il faut renforcer la loi sur les quotas obligatoires de logements sociaux non respectés par certaines villes riches". Le texte a été écrit, les médias, les politiques et le peuple étaient content de savori qu'enfin la partage de la pauvreté ne serait plus "ghettoïsé". 45 jours plus tard et le calme ayant repris le dessus depuis belle lurette dans les banlieues et après moult aller-retours entre l'assemblée et le sénat, le texte a été proposé et nos politiques ne l'ont pas voté...
Alors que c'est la première chose à faire pour rendre plus solidaire toute la France face à cet épineux problème.

Voilà, on peut parier que cela va être la même chose.
Reste à savoir après si une telle loi n'est malheuresement pas une assistance de plus, un motif de plus de ne pas travailler. Difficile de répondre à la question, je suis moi-même partagé sur la question et dans le doute je m'abstiens.